~~~ ÉMULSIONS ... CLANDESTINES ? ~~~

Publié le par SCIBOR Serge

Aile, souvenir sépia et f(l)ou? de sa jeune splendeur ... à l'orée de notre aveu commun ...

Aile, souvenir sépia et f(l)ou? de sa jeune splendeur ... à l'orée de notre aveu commun ...

~~~ ÉMULSIONS ... CLANDESTINES ? ~~~

 

Combien de fois entendis-je cela :

«  En Afrique quand un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui disparaît … »

Je n'ai pas souvenir d'avoir ouï :

«  Lorsque un photographe s'éteint, c'est une photothèque qui s'efface …voire un album photo qui s'embrase ... »

La bipédie a de ces hiérarchies …

Occupons nous du voleur d'images …

Avant son effacement il aura pris bon nombre de clichés … sur pellicule, mais là , je parle D'AVANT ! Il se sera converti au numérique … par obligation ? Bref !

Remontons le temps photographique … en grimpant le long d'un de ces rubans en

ouate de cellulose de 36 mm de largeur, voire 60 … bref … osons un retour vers le moyen âge …

Ces rubans,parfois crantés pour leur entraînement, se voyaient porteurs d'émulsion … le joli mot … si proche d'émotion ! L'image n'apparaissait qu'après être révélée ! … en chambre noire … par passage en bains divers … ah, cette quasi alchimie sous-jacente proche de la sorcellerie ! D'autant plus que l'éclairage inactinique du labo … ambiance démoniaque ? …

Ah le temps de la mise en cuve ...

Émulsion pour révélation d'émotions … forte et ambitieuse définition …

Photographier ? Écrire avec la lumière ? Diantre !

 

Il suffit des « clichés » … passons donc aux … images … Enfin si je puis nommer ainsi ce qui échappa aux photos matérielles …

Mon album en tronche s'ouvre parfois, souvent ? ces « clichés, tirages » en tombent, s'échappent, s'éparpillent … en désordre … mais nos vies seraient donc tant balisées, ordonnées ?

 

Hé ! Ne contactez pas l'H.P. ! J'cause pas de matériel informatique …

Est-il anormal, paranormal … de composer, de réanimer des photographies non prises … semblablement à ces textes que l'on n'a pas écrits … pré*textes ? Et qui pourtant mûrirent … parfois moururent … Pas l'H.P. Demandé-je !

Images … non montrables … pas par pudibonderie, auto censure … simplement non prises … pourtant ayant existé … s'étant imprimées en ma pensée … ma mémoire … Celle d'un humain Univers ? S'imbriqueront des « vues » d'Aile et des « clichés » virtuels de paysages, de situations … émergeant principalement des Pyrénées …

~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤

& Nous retournons en banlieue de Paris par le train et sommes, Elle et moi, sur la plate-forme arrière d'un wagon … elle se cramponne à la barre … me fixe … soudain un léger strabisme volontaire, elle façonne ses lèvres … envoie un rideau d'air vers sa frange … qui volette … Aile éclate de rire … je ne puis que l'imiter … nos voisins de voyage se font complices heureux … Beauté et espièglerie jamais capturées … Mais tant présentes pour moi, réelles !

 

& Nous sommes seuls en l'appartement des ses grands mères … nous caressant "sagement" … peu à peu je la dévêts … Aile m'interroge par ses yeux seuls … nous n'avons pas encore … je la mène face au grand miroir de l'armoire de la chambre, moi toujours vêtu … lui montre la beauté de sa nudité … Elle nie cette splendeur … sans minauderie … Cette scène ne connut pas la pellicule … pourtant … là aussi, pour mon reste « d'éternité terrestre » …

 

& Un écho, plutôt un reflet , sera mis en exergue par un lien rattaché en fin de texte … émis par une belle personne …

 

@@@ Pour passer le temps je fréquente

@@@ Ces images ayant existé

@@@ Ou, plutôt, je les réinvente

@@@ Afin de me les projeter …

 

&& Là, comment me … passer ces diapositives disposées en un panier très intime ?

J'accepte la gageure … Un soir de printemps … Aile est descendue du train pour me rejoindre avant les obsèques de mon père …

Vue d'Aile prise quelques jours avant ce voyage ...

Quarante ans ? Allons ?! Hé si !

Après une « visite » à ma mère (première et rude rencontre!), un rapide repas en un self, nous gagnons la chambre d'hôtel que j'ai retenue à Montreuil (93) et … alors …

Elle se dévêt … sa « splendeur » féminine me suffoque … une telle beauté !

Les diapos virtuelles faillirent connaître la surexposition … Quant à la suite … C'est inexprimable … La fusion amoureuse n'est dicible qu'en musique, fragrances, poésie sans mots … et s'esquive en l'imaginaire … pour y déposer des frissons … des souvenances aux franges de l'érectile . Restons en là pour la pudeur ?

 

&& La passion que j'eus, J'AI, pour Aile connut une rivale … de taille … la montagne … Ma moitié d'orange … j'en suis encore ému, ébloui, me confia son bonheur quant à mon épanouissement en cette activité … qui, cependant, ne se hissa pas au niveau de ce que j'éprouve pour cette femme … Alors, sans les mettre en concurrence … d'un panier virtuel j'extrais :

 

& Fin de printemps, une randonnée en Aragon en compagnie d'un étudiant de T.S. … nous atteignons un refuge non gardé (près d'El Turbon) … le lendemain matin ascension du sommet … magnifiques vues (non prises!) … la chaîne offre son déroulé au Sud … d'est en ouest … au centre ? … le massif de la Maladeta … à sa gauche, la zone du Mont Perdu … Rassasiés de visions … nous regagnons le refuge et son ombre … le volet de la petite fenêtre est ouvert … nous absorbons quelque nourriture … mon sac est resté dehors, l'appareil photo se protégeant en dedans … soudain … un isard passe la tête par la baie et inspecte notre refuge … durant quelques secondes … Ce « cliché » n'en est pas un au sens du banal … ni à celui des images !

El Turbon au couchant ... depuis le refuge ... Pour ma moitié d'Orange ?

& « Sa vie elle ressemble à ces soldats sans armes » … hé ! et la vie du photographe sans appareil ! Il aurait pu en parler le Loulou !

 

& Tenez cette autre « mésaventure » … en Val d'Aran … je m'avance, par une piste vers une cabane située à 1600 m d'altitude … m'en approche et gare mon véhicule par prudence là où un demi tour est encore possible … roues bloquées par des pierres … j'ascensionne les 200 m menant à la bâtisse … elle est logeable ! Chouette … ce sera pour une rando future ?

Je sors de l'abri … et … en face de moi … je vois le massif de l'Aneto et ses parages … mais, comme si cela ne suffisait pas … s'esquissent puis s'affermissent des draperies ??? mêlant teintes violines, fuchsias, avec coulées d'or … cela se déployant sur plus de vingt kilomètres d'est en ouest … ces « rideaux » évanescents mesurent plusieurs kilomètres de hauteur ( trois quatre?) …

Fasciné durant plus d'une demi heure … je n'aurai pas le déclic pour aller chercher le reflex (mal nommé!) 24x36 laissé en le véhicule … Le bidouillage maladroit ci dessous fera sourire ...

Vue imprenable affirment certains prospectus touristiques … pas de moquerie … celle ci est incommunicable ! J'essaie juste de vous la suggérer ! Et me la projette

 

Ainsi s'entremêlent ces photos non prises … j'en suis dépositaire … si l'on veut … inutile magasinier … tenant un comptoir ne transmettant rien d'autre qu'un appel à l'imagination … mais est-ce vraiment si peu ? J'essaime quelques mots …

« Je l'aime pour toutes les femmes que je n'ai pas connues

Je l'aime pour ces visions que je n'ai qu'aperçues

Et pourtant partagées, comment ? Je ne le sus !

Je l'aime pour tous les temps auprès d'elle vécus …

Pour les animaux purs que je n'effrayai pas

Étant d'elle l'amant je les sentis confiants

Je l'aime pour l'invention des drapés en les nues

Je l'aime pour la sagesse qui ne fut pas la mienne

Son onguent de sorcière en mon âme écorchée

Son corps contre le mien en frissons échangés

Je l'aime pour son humour au plus fort de l'amour

De même son amour au sortir de l'humour

Je l'aime pour ses je t'aime semés ad libitum

L'écho de son amour battant en mon cœur d'homme … »

 

Certain Paul me pardonnera ce qui n'est pas un pastiche …

Un peu d'air de son poème pour mon souffle à reprendre

∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞

 

Ah, il est question d'un lien … J'avais effleuré les travaux filmés de Catherine Bernstein … déjà, le nom ! … et puis certaine similitude avec les proches de Jeannine (père génétique, oncles) … ce film « ils sont partis comme ça » …

mais la vie est facétieuse et cette belle personne donna naissance à court métrage « Nue » en lequel elle est filmée par une femme … et s'interroge sur son corps …

J'ai souri à cette réminiscence du peu d'enthousiasme de ma Belle pour le sien … et pourtant ! Voici le lien (il y a de quoi lire et voir ... avec délicatesse ) :

https://www.kubweb.media/page/film-nue-catherine-bernstein/

hé, des images non prises ? mais il y en eut de capturées ... deux suivent !

Moi spectré de Broken ... quelle Aura ! Rire !

Moi spectré de Broken ... quelle Aura ! Rire !

survol de chaîne et nues ...

survol de chaîne et nues ...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article